Les bébés-éprouvette.
Les bébés-éprouvette.
En juillet 2003, le premier bébé-éprouvette, Louise Brown soufflait ses 25bougies. Le bilan après un quart de siècle de procréation médicalement assistée est plus que positif: les enfants sont en pleine forme, et les trois-quarts des couples infertiles ont pu connaître les joies de la naissance. Retour sur ces techniques pour aider la nature…
C'est le 25 juillet 1978 que le premier bébé éprouvette voyait le jour en Angleterre. Louise Brown sera ainsi la première de milliers d'enfants qui ont redonné le sourire à de nombreux couples infertiles.
Fécondation in vitro.
En 25 ans, plus de 1,4 millions de bébés sont ainsi nés dans le monde grâce à la procréation médicalement assistée. Les différentes techniques employées aujourd'hui permettraient de résoudre les problèmes d'infertilités de 75% des couples. Et il faut souligner que le succès de ces méthodes est très important en Europe. C'est ainsi sur le vieux continent que sont réalisées 60% des fécondations in vitro! Alors que c'est en Angleterre que la PMA est née, c'est dans ce pays que cette technique est la moins plébiscitée,
FIV : De beaux bébés!
Après un quart de siècle de procréation médicalement assistée, comment se portent ces bébés ? C'est ce qu'ont cherché à savoir des chercheurs suédois. Ils ont donc comparé 542 enfants nés naturellement à 440 bambins issus d'une fécondation in vitro classique et 541 pour lesquels a été utilisée la technique de l'ICSI (Intracytoplasmic Sperm Injection, c'est-à-dire lorsque l'on fait pénétrer le spermatozoïde directement dans l'ovule). Et les résultats sont très positifs: à cinq ans, il n'y avait aucune différence de poids ou de taille significative entre tous ces enfants. De plus, leur développement verbal et moteur était tout à fait comparable, et on ne relevait pas de différence dans les scores de QI (détail amusant: dans tous les groupes, les filles obtenaient de meilleurs scores que les garçons…).
L'ICSI sur la sellette?
Néanmoins, l'étude a noté un léger point noir: les enfants nés par ICSI avaient un taux plus élevé de malformations au niveau des reins et du système urinaire. Certes, les différences étaient faibles entre les groupes: 6,2% de problèmes chez les bébés ICSI contre 4,1 dans le groupe FIV et 2,4 chez les bambins "classiques". Aucune explication n'est avancée par les chercheurs, mais ils soulignent qu'il a pu y avoir un biais dans le recrutement: les enfants du groupe "naturel" pourraient être en "trop" bonne santé, ce qui faussait les comparaisons. Malgré ce taux de malformations, ces résultats mettent néanmoins fin a bien des inquiétudes irraisonnées. Il vrai que l'ICSI reste encore controversée, dénoncée d'ailleurs par le chercheur français Jacques Testard, l'un des pères d'Amandine (premier bébé-éprouvette français). On se souvient encore des vives critiques qu'il émettait, traitant cette technique de "viol de l'ovule"! Mais il faudra attendre d'autres études plus poussées pour remettre éventuellement en cause cette méthode.



